Opération Trocoeur 2022 – chaîne de troc caritatif pour MSF

Après avoir transformé une boîte d’allumettes en lithographie Magritte en 2016/17, l’opération Trocoeur est de retour.

Pour cette nouvelle saison, le principe reste le même : échanger un objet contre un autre, recommencer autant que possible, vendre le dernier objet de la chaîne au profit de MSF.

Plot Twist : au lieu de démarrer cette chaîne de troc par un trombone rouge comme Kyle MacDonald, cette édition part très fort.

C’est l’ami Philippe qui met cette chaîne en mouvement avec un trrrrrès bel objet (Pierre Bellemare, sors de ce corps) est une oeuvre d’art numérotée et signée de la série SeaView du photographe Etienne Buyse. Plus précisément cette photo :

La photo numérotée signée à troquer au profit de MSF

photo de la série SeaView – Etienne Buyse

Cette photo est signée, numérotée et accompagné d’un certificat d’authenticité.

photo signée numérotée - détail

Tirage 1/7

Tu connais un mur qui attend cette photo avec impatience ? Contacte-moi via le formulaire ci-dessous pour proposer un objet d’une valeur au moins équivalente (environ 250 euros dans le cas de cette photo). En troquant cette photo, tu contribueras à aider MSF.

Pourquoi MSF ?

Médecins Sans Frontières est présent là où le monde va le plus mal et pas seulement en Ukraine. Parce qu’ils risquent leur vie pour atténuer les circonstances sur tous les continents et qu’ils se foutent de la couleur de peau de leurs patients comme de leur première prise de tension.

Semaine Neuf

Lundi  : Je me suis mis à ramasser et à poubelliser les masques abandonnés par leurs nez. Ne devrais-je pas les laisser là pour qu’un archéologue de 2525 puisse dater une découverte précisément  ?

Nico Sarko outragé, Nico Sarko brisé, Nico Sarko martyrisé, Nico Sarko ne devrait pas être candidat en 2022. Si les primaires de la droite pouvaient nous faire consommer autant de pop-corn que le comptage Copé-Fillon, ça nous ferait un divertissement d’automne.

Mardi  : sans rire, est-ce qu’on ne passerait pas à une politique de vaccination  « premier arrivé, premier servi »  ?

Est-ce qu’un groupe sans bouc-émissaire (à l’intérieur ou à l’extérieur du groupe) existe/est capable d’exister actuellement  ?

Dans mes flux sociaux, je commence à voir des vaccinés ou futur vaccinés.

Mercredi  : un avocat dans le métro. J’ai vu un avocat (toge, chemise pistache remplie de documents, costume bleu, chaussures qui crient « respectabilité ») dans le métro. C’est rare. C’est bizarre un avocat dans le métro, ça joue des pouces non-stop sur l’écran de son téléphone, probablement pas à un jeu pour tuer le temps dans le métro.

Jeudi  : Au bout de mon téléphone (fixe), Arsène, un Jehovah. J’ai décliné son invitation. Pour commencer, je tiens trop à fêter mon anniversaire, les gars. à Dilbeek une entreprise aide les clubs et fédérations de football à tirer le maximum de jus de leurs centre de formation.

Vendredi  : Le stade du tirage photo qui me satisfasse commence à se rapprocher. Once more unto the breach dear friends once more/Or close the wall up with our english dead.

Le comité des choses qu’on peut faire ou pas publie un calendrier sur papier élastique des choses qu’on pourra faire quand normalement, si tout va bien.

Samedi : premier samedi qui m’appartient entièrement depuis le 28 novembre. Il fait froid. Coincidence ?

Dimanche :
journée quasi sans porter mes bouchons d’oreille. Quinze mille pas dont quelques uns dans le sable d’Ostende. L’ail est noir et le ciel est bleu.

Pénurie mondiale d’indulgence

à propos de ce petit covidorama qui nous dicte notre vie actuellement et sans transition :

Pendant la deuxième guerre mondiale, la RAF avait besoin de former des pilotes de combat bien et vite pour remplacer ceux qui ne rentraient pas de leurs missions.

pilote Royal Air Force

crédit Julius Jaaskelainen cc/by/2.0

On leur donnait une série d’instruction à suivre en cas de combat aérien. Cette liste d’instruction commençait par :

First don’t panic.

Autrement dit : ne laisse pas la panique prendre le manche. Keep cool under pressure. Fais de ton mieux et le ciel t’aidera.

En ce moment, on a tous un peu le cerveau rongé qui détourne nos pensées et pas vers Cuba. Sur les écrans et dans la vie réelle, le stress de ces mois exige son tribut. L’indulgence est devenue aussi rare que l’humour bon enfant sur Twitter.

Est-ce que dans cette période dissonante on n’accorderait pas tous nos violons en indulgent majeur ? Si on décidait d’être plus compréhensifs les uns envers les autres ? Ca nous permettrait de traverser cette période à durée indéterminée plus facilement.

Nous sommes plusieurs milliards à faire face à un virus, nous ne sommes pas plusieurs milliards à savoir comment faire. Nous ne vivons pas tous les deuxièmes vagues simultanément. Nous pouvons être plusieurs milliards à pratiquer le First Don’t Panic. Nous pouvons nous dire que cracher une flamme de dragon sur une opinion Facebook ne nous rendra pas 2020. Nous pouvons faire un effort pour décider d’être aussi indulgents que possible les uns avec les autres.

Parce que tout le monde fait de son mieux. Tout le monde, du premier ministre à l’infirmière, du « je ne sais pas ce que ça vaut mais je republie » aux virologues dans leurs laboratoires en train de nous trouver le traitement ou le vaccin qui nous rendra la sensation du vent sur des joues enfin sans masque.

My two cents