Saturday Night Cancer

Pour le non-fumeur que je suis, les moments de fête ont beau être conviviaux, ils ne passent pas toujours comme une lettre à la poste.

Au moment du voyage de rhéto, j’avais le choix entre le car non-fumeur et le car fumeur. Mes condisciples les plus rigolos étaient (dans le car) fumeurs. J’ai voyagé dans le car fumeurs. Et je ne le regrette pas.

Mais aujourd’hui la fréquentation des fumeurs se teinte d’aigre-doux. En fêtes, à force de parler au-dessus de la musique et d’avaler la nicotine de vos Marlboro gratuites, vos Camel pas chères ou vos Lucky Strike discount, je perd assez rapidement l’usage de mes cordes vocales. Les lendemains de la veille, pendant un quart d’heure j’ai la voix de Barry White. (Je préfèrerais dans l’ordre inverse…)

Trop souvent aussi, les lendemains, je coiffe une casquette en plomb et les relents de Gauloises emprisonnés dans mes cotonnades m’indisposent.

Bénie soit la saison des barbecues et des fêtes bien aérées… Que ferais-je quand la bise sera revenue? Débarquer avec une bougie mangeuse de fumée à chaque fête. Camper en écharpe et manteau en terrasse? Parce que je doute fort que des fêtes 100% non-fumeurs soient très très drôles… Amis fumeurs, amies fumeuses, pourquoi êtes-vous à la fois l’oxygène et le baillon de la fête?

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