Lelouch : la dernière séance

Claude Lelouch a rendu la projection de son dernier (?) film momentanément gratuite. C’est un pas dans la bonne direction mais c’est encore nettement insuffisant.

Je m’engage personnellement à aller voir son dernier (?) film si les conditions suivantes sont rencontrées :

  • dédommagement de 500 euros de l’heure, payable d’avance
  • masque de sommeil
  • bouchons d’oreille
  • siège pas trop loin de la sortie de secours (qui ne sera en aucun cas verrouillée)

Je persiste à penser qu’à Londres par exemple la carrière de monsieur Lelouch aurait pris fin au début des années 80. Au début de sa carrière, Lelouch n’ a pas hésité à détruire les négatifs de films qu’il estimait imparfaits. Déplorons tous ensemble que le passage des années ait ravagé pareil sens opportun de l’autocritique.

Sans un art consommé de battre le vide en neige et d’en faire des campagne de promo qui font passer le jour J pour un fait divers de province, il y a longtemps que cette escroquerie aurait pris fin.

Je ne résiste pas au plaisir de citer Chronicart :

Jugez plutôt : modestement, Lelouch entreprend de filmer, comme d’habitude, l’histoire du monde en général et du système solaire en particulier, et s’arrête sur la destinée formidable d’un couple de chanteurs de rue, Shââ (Maïwenn Le Besco, 0 pointé en chant et en comédie) et Massimo (Massimo Ranieri, tocard de la variétoche italienne).

Quant aux fait qu’il y ait encore des spectateurs pour marcher dans la combine, c’est pour moi un mystère de même ampleur que celui de l’immaculée conception.

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