Inspiration auto-détachable

Ecrire c’est écrire, c’est écrire et écrire et écrire et encore écrire, mais comment ?

Je suis intimement persuadé que l’écriture n’est pas uen activité abstraite, intellectuelle et désincarnée, mais bien une activité physique. Les composantes matérielles de l’écriture influent sur le texte obtenu à l’arrivée.

Je prend beaucoup de plaisir à noirci (à bleu-nuiter) les pages d’un cahier Clairefontaine avec la plume de mon Montblanc, mais ce plaisir est à double tranchant. Je répugne à raturer, je réfléchis (trop ?) avant de laisser la plume s’envoler. Alors que la rédaction d’un texte exige avec tyrannie que des mots soient envoyés dans l’enfer de l’oubli et que d’autres soient jetés en pâture aux spotlights de Tropisme.

prédétachées

Par une twisterie de l’esprit, j’enlève ces scrupules de mes chaussures et je rature gaiement avec un stylo Sheaffer dans les pages moins prestigieuses d’un cahier qui présente – twisterie numéro deux – l’avantage d’offrir des pages pré-détachables. C’est sur les pages de ce cahier que j’ai rédigé un des posts dont je suis le plus fier (Desproges, reviens !).

Je suis persuadé que sur des pages plus solidement arrimées à la reliure, l’inspirationaurait été plus paresseuse.

Ceci est le post inaugural de la catégorie « les coulisses de l’exploit ». On va causer d’écriture, de textes et de récits.

6 commentaires

  1. Me parle pas de Montblanc! Toute ma vie j’ai rêvé d’en avoir un, et quand je me suis enfin décidé à m’en offrir un (avec un joli tit coeur rouge sur le capuchon), impossible d’écrire avec! Ca fait trois ans qu’il dort sur mon bureau dans son étui et que je continue à écrire à la pointe fine Pentel 🙁

  2. Tiens, c’est curieux. Moi je note au Mont Blanc stylo bille… Mais en l’absence de cahier, je griffonne sur des supports improbables (nappes, serviettes, tickets) et passe mon temps à perdre ma prose (absurde et généralement tres imbibée). Pure coincidence je viens de terminer un post ou je retrancris deux maleureux confettis retrouvés dans mes poches apres la soirée d’hier.

    Bon, Baud, tu viens le 23 au moins ?

  3. Tiens, c’est curieux. Moi je note au Mont Blanc stylo bille… Mais en l’absence de cahier, je griffonne sur des supports improbables (nappes, serviettes, tickets) et passe mon temps à perdre ma prose (absurde et généralement tres imbibée). Pure coincidence je viens de terminer un post ou je retrancris deux maleureux confettis retrouvés dans mes poches apres la soirée d’hier.

    Bon, Baud, tu viens le 23 au moins ?

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :