Répondre à un appel à l'aide

Bonjour Jean-Pierre,

ton post le plus récent m'alarme et je ne suis pas le seul.

Tu écris "Demain je ne serai plus.".

Ton message est reçu. La nouvelle de l'appel au secours, de la bouteille à la mer que tu as lancé sur le web voyage déjà.

Nous sommes plusieurs à nous demander si tu es encore en vie, si cette phrase est à prendre – ou pas - au pied de la lettre. En clair : est-ce que tu nous annonce par cette phrase que tu as pris la décision de mettre fin à tes jours ?

Je ne connais de toi que les mots que tu as écrit sur ton blog. Tu es passé par des moments difficiles. Je ne veux pas que tu aies l'impression que je minimise ta souffrance. Je n'ai pas du tout envie de vivre un jour ce que tu as vécu. Mais j'ai envie de savoir que toi, mon frère humain que je ne connais pas, est en vie se porte raisonnablement bien et regarde dans le blanc des yeux le présent et l'avenir si sombres puissent-ils paraître.

Je n'ai pas d'autres moyens que ce mail pour te contacter et te demander de rester en vie. Parce que la vie est un opéra en plusieurs actes et qu'il ne faut sous aucun prétexte manquer le grand final. Parce qu'il y a toujours plus d'espoir qu'on ne croit. Le premier et le pire effet de la souffrance c'est de nous faire croire que nous sommes seuls alors que c'est rarement vrai.

J'ai envie de savoir que je me suis trompé, que je suis monté dans les tours un peu vite, que tu vas bien et que tu as l'intention de rester vivant le plus longtemps possible.

J'ai envie que tu donnes signe de vie et j'ai envie que la blogosphère mette sa capacité de mobilisation au service de ta cause.

Manifeste-toi Jean-Pierre, s'il te plaît.

Edit : Jean-Pierre s’est manifesté. Il est toujours parmi nous.

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