29 mai 1985, 20 heures

Je suis loin d’être un fan de foot à la télé (même si les commentaires de Thierry et Jean-Michel) fournissent à l’occasion un papier sonore propice à l’écriture.

Le 29 mai 1985 à part un match de foot au Heysel, il n’y avait rien à se mettre sous la pupille dans les pages du jour du Télémoustique. C’était avant la multiplication des chaînes.

Je commence à regarder et… comme des millions de téléspectateurs, je suis hypnotisé par les images du désastre qui se déroule à quelques dizaines de minute en voiture de l’endroit où je me trouve.

Aujourd’hui je resterais scotché une bonne partie de la nuit. A l’époque, j’étais collégien. Ma mère était la gardienne du compte de mes heures de sommeil. Approche des examens oblige et – morts à la télé ou pas morts à la télé – j’ai été dormir sagement vers 22 heures.

Et vous ?

5 commentaires

  1. Sérieusement, ce jour là, j’ai découvert le désastre en revenant de Bruxelles …
    J’avais 8 ans et demi, et je venais d’aller voir la pape qui était en visite en belgique … un badge jaune touche pas à mon pote sur le T-shirt …

    Je me souviens parfaitement qu’en revenant de bxl, on est rentré chez ma grand-mère et qu’on a vu toute cette folie sur la petite télé noir et blanc …

  2. On a regardé ça à la télé avec mon frangin. On ne se rendait pas vraiment compte de ce qu’il se passait. On écoutait le décompte des morts, et on voyait les gens écrasés qui gisaient sur le sol, des morceaux de béton un peu partout et des corps livides allongés les uns à côté des autres. Ca nous semblait tellement peu vraisemblable que des gens se fassent « écraser » par une foule. Bizarre. Et on habitait à quelques minutes de là. Je pense même qu’on a regardé le match jusqu’au bout…

  3. Ce soir là, je suis sorti faire du roller skate.
    Je passe prendre un copain chez lui, il me dit : « ah non, c’est un match de foot, tout le monde s’en prend plein la gueule, c’est trop cool, je ne sors pas. »
    Je suis sorti sans rien comprendre d’autre que le foot m’a toujours fait chier et, sur place, j’ai fait copain avec un vioque qui patinait avec moi.
    Un moment il est tombé et il m’est mort dans les bras : infarctus.
    A vrai dire, d’avoir perdu un parfait inconnu mais si cool a la fois, ca a fait que le heysel ne m’a pas touche autant que Renaud qui l’a recycle dans Miss Maguy.

  4. Pas de télé à l’époque, j’ai découvert ça dans la presse le lendemain. Depuis, d’accord comme un seul homme, je considère les supporters comme une espèce dangereuse en réunion.

  5. Comme je suis ta petite soeur et que ma maman gardait aussi le compte de mes heures de sommeil, à l’époque, je devais déjà être au lit…

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