Post-mondial blues

Ca ne me ressemble pas de délaisser mon blog pendant deux semaines. Pourquoi est-ce que je n’entend plus sonner dans ma tête la sonnette du « c’est bloggable » ? Parce que j’ai passé 10 jours intenses à ne pas dormir, à suivre le mondial d’impro, à être déçu par Québec-Belgique, enthousiasmé par Québec-France, à côtoyer du Suisse, à avoir un coup de coeur français, à rédiger contre la montre et contre le manque de sommeil.

Bref, je suis en plein post-mondial blues.

Demain, fidèle au poste, la base de données affichera un post « coiffures » (les 12 numéros sont encodés depuis belle lurette) et je ne sais pas si j’entendrai encore la sonnette du « c’est bloggable, ni quand.

Ce blog n’est pas (encotre) mort, il a besoin de se reposer. Et moi, j’ai besoin de m’habituer à une vie moins intense que pendant un mondial d’impro. Difficile de l’extérieur d’imaginer les délires, les fêtes, les private jokes, la notion de jour de la semaine qui disparaît, les camaraderies qui naissent et qui meurent ou sont mises en someil jusqu’à dans un, jusqu’à dans quatre ans, jusqu’çà jamais.

Après cette expérience, je comprend mieux pourquoi les groupes en tournée finissent par jeter leurs téléviseurs dans la piscine depuis le 23ème étage. Je ne jette pas mon blog par la fenêtre, je me contente d’appuyer sur pause. Si vous avez de quoi me faire appuyer sur »Play », vous connaissez mon adresse…

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