Le cas du K

Voilà une lettre qui a inspiré Dino Buzzati, Franz Kafka et heu… Alexandre Arcady. Bref, une lettre qui part dans toutes les directions.

le K

Le K n’a pas l’exclusivité de sa prononciation. Le C et le Q lorgne sur sa part de voix. Le K est une lettre qui se retrouve dans l’alphabet un peu par hasard sans y avoir été réellement invité. Il se cache près du bol de sangria en espérant que l’alcoolémie du maître de maison décuple son hospitalité.

Ecrire un K c’est compliqué (j’ai résisté à la tentation d’écrire « kompliqué »). D’abord la verticale et puis l’angle vaguement droit et carrément en diagonale par rapport aux perpendiculaire du quadrillage de la feuille ? Ou bien tracer deux angles vaguement aigus qui se rejoignent à peu près à mi-chemin ? Commencer par l’angulation et revenir sur la senestre pour strier de la verticale ?

Les mots du K sont kafkaïens ou kantiens (amis des philosophes, bonjour…), s’ils ne s’achètent pas une nationalité en se vêtant d’un kimono kaki souillé de ketchup, ils ont un intérêt à avoir leurs papiers en règle sur eux tellement ils n’ont pas toujours l’air très kasher. Ils sont tellement rares qu’ils se sont serrés dans quelques minces pages du dictionnaire pour avoir un peu chaud. Quand ils ne sont pas d’une longueur kilométrique, ou maquillés au khôl, ils sont revêtus d’un K-way fabriqué dans un komsomol.

J’arrête la liste là, je ne voudrais pas te priver du plaisir de me dire kel (je craque…) est ton mot en k préféré…

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