S ôs S (el amor)

ess eau esse

Est-ce que le lettres naissent égales en son (à l’endroit où elles naissent) ? Le S (rien à voir avec le crochet des bouchers et des cruciverbistes) est de celles qui serpentent en sifflant sur nos têtes.

Le S est une lettre on ne peut plus plurielle (surtout à la fin des mots).

Ecrire un S c’est gravir une route de montagne, franchir une chicane puis une autre avant d’obligatoirement lever la plume, la pointe bic ou la bille du roller pour passer à la suite. Statistiquement, il y a deux écoles : descendre une piste bleue, noire, verte (ça dépend de la couleur de l’encre) ou bien escalader sereinement la page. Je laisse les graphologues décider de la signification subtile de ces sens.

Prononcer un S c’est simple : il suffit de singer le serpent le plus proche. Soufflez si fort que ça siffle : c’est fait ! Quand on le coince entre deux voyelles, le « s » se fait prononce « z » et se mue en cavalier qui surgit hors de la nuit et court vers l’aventure au galop (son nom, il le signe…).

Au sein des mots en S on ne peut que prier Saint-Stanislas pour y retrouver son latin : cette sifflante en forme est si savoureuse à sucer… c’est une star, sûre de son statut de sex-symbol. Sûrement pas subalterne, cette consonne ne sa satisfait pas des sous-préfectures. Il lui faut souper en société, savourer une soupe servie dans une soupente, servie dans une soucoupe sertie de saphirs.

Se trouve -t- il dans les pages en S de ton dictionnaire personnel des sons et des sens que tu souhaites sussurer au peuple réuni dans les commentaires ?

6 réflexions au sujet de “S ôs S (el amor)

  1. Bridge a volé mon idée. Moi aussi, j’aime bien le mot « saperlipopette ». Comme interjection, c’est tellement plus beau que nos interjections scatologiques contemporaines.

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