Le pouvoir du mot "différentiel"

Parlons boutique, parlons instruments, parlons stylos. C’est officiel, si on peut glisser indifféremment une cartouche ou un réservoir à piston dans un instrument d’écriture, à mes yeux ça n’est plus un stylo. C’est un jouet de Saint-Nicolas, un outil d’amateur, quelque chose qui se pose en plusieurs exemplaires dans un pot sur un bureau de réceptionniste et que le livreur de DHL ou le VRP de passage peut emporter gratuitement sans éprouver d’état d’âme.

Par contre si ça n’existe uniquement en mécanisme de remplissage par piston, là je dis « monsieur ! ». Là on est dans le vrai stylographe, dans l’instrument d’criture avec lequel j’ai des trucs à dire.

Ce qui limite le territoire à la marque Pelikan dont je ne possède actuellement qu’un catalogue et à Mont-Blanc dont je possède un Meisterstück depuis un peu plus de dix ans, payé après avoir mis de côté pour me l’offrir pendant un temps certain.

Et là j’ai beau être de la partie, je tombe dans le piège comme un premier communiant. La page du catalogue décrit le M400 et son « mécanisme classique à piston » ne me fait aucun effet. Mais quand on m’apprend, page 18, que le M1000 possède, je cite un « mécanisme à piston différentiel avec éléments en laiton massif », j’ai quasiment la carte de banque dans le terminal.

Mais si mon interlocutrice à la maison du porte-plume m’assure que c’est volontairement qu’elle ne stocke pas ce modèle parce que sa plume serait trop grande, et qu’elle ne le recommande pas j’en suis réduit à ronger ma plume et à me demander si je pourrais me contenter d’un M800 (ou plus vraisemblablement du M805) voire d’un M400…

pelikan

Le M1000 est à droite du M800 sur cette image.

By the way, si je suis exigeant/snob (biffez la mension inutile) avec mes outils d’écritures, avec les supports c’est l’inverse. il ne me faut surtout pas du moleskine, du carnet relié, du trop beau papier. Pourquoi ? Demandez à mon cheval…

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