C'était le soir du pull marine

C’était le soir béni où l’air était tiède et sentait la montée de sève. Le soir attendu où la fenêtre était enfin ouverte et où je brûlais d’envie d’être en manches courtes.

C’était le soir béni où tout allait bien. C’était le soir béni où je n’avais aucun problème sauf ce maudit pull marine qui me tenait un peu trop chaud. C’était le soir béni où la sensation la plus désagréable était celle de la laine un peu trop brute sur mes avant-bras.

C’était un soir qui sentait bon le feu ouvert et la fumée dans les fibres de la laine. C’était un soir qui sentait bon la camaraderie et les plaisirs de table. C’était un soir qui sentait bon le muguet et le monde meilleur. C’était un soir à donner envie d’être optimiste sur la nature humaine.

C’était hier soir. C’était mardi soir. C’était n’importe quel soir. L’important avec ce genre de soirée, c’est de croire qu’ils peuvent recommencer ce soir.

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