C’est le Bronx dans mes bronches et c’est de ma faute

Unsplash - Samuel Zelle

— Vous faites de l’asthme.

Boum : voilà pourquoi ces temps-ci j’étais vite essoufflé. Je fais partie de la tribu des asthmatiques. Je découvre qu’on peut devenir asthmatique et non pas l’être de naissance.

La généraliste n’a pas été surprise en tombant sur mon cas. Moi, en revanche je suis tombé dans l’escalier.

C’est le Bronx dans mes bronches. Ça joue des coudes dans mes alvéoles. Il y a les jours zéro Ventolin et les jours comme aujourd’hui où j’ai l’impression d’avoir un nouveau-né greffé sur le sternum et que je soulève ses quelques kilos à chaque respiration.

J’ai conduit une voiture (plus maintenant). J’ai pris l’avion. J’ai participé — depuis le fond de la classe — à l’émission de particules fines qui me reviennent dans les bronchioles façon boomerang. C’est le Bronx dans mes bronches et c’est de ma faute.

Des questions pour 2019

Le premier minuit de 2019 a sonné, pile à l’heure. Ma formule de bons voeux disait « avec un peu de chance 2019 ne sera pas trop pourrie. » On balaye les confettis sous le tapis (d’absence) de neige et on se pose quelques questions :

— Est-ce qu’on aura plus souvent le Kamaté Kamaté ou l’autre Haka ?

— Est-ce que la vie politique belge est polarisée pour de bon ou est-ce que la notion de compromis à la belge va faire son retour fin mai/début juin ?

— Combien de Laeken Leaks vais-je extraire de ladite vie politique ?
— Est-ce que la playlist de la Première sera toujours constituée des 12 ou 15 même titres ? (Angéle-Clara Luciani-On the roof goeiemorgenbonjour)
— À quelle date sera lancée la procédure d’impeachment ?
— Combien d’utilisateurs de Facebook iront lire jusqu’au bout avant de commenter ?
— Comment fait le père Noël pour garder une barbe blanche alors qu’il passe par des cheminées pleines de suie ?
— Est-ce que Vincent Flibustier va se laisser pousser une conscience, fermer Nordpresse et poursuivre son combat contre les médias sur un divan ?

— Combien de commentaires pour ce billet de blog ?

— Combien de billets cette année sur ce blog ?

Indifférence active : mode d’emploi

Indifférence : allégorie

Je ne sais pas toi, mais moi, les raisons de ne pas être indifférent se bousculent à mes portillons en pixels. L’actualité tout près de chez moi ou à l’autre bout de la planète. L’actualité bruxelloise, belge, francophone, anglophone…

Je n’ai que deux mains et 168 heures par semaines, je ne peux plus, je ne veux plus me sentir concerné par l’ensemble des sollicitations émotionnelles qui font du rentre-dedans à mon temps d’attention disponible.

Je choisis donc de mettre activement un filtre qui me place en position de n’éprouver « ni douleur, ni plaisir, ni crainte, ni désir » (définition du Robert de l’indifférence) vis-à-vis de :

  • Touche pas à mon poste, son présentateur, sa clique, ses excès
    la chaise de papy ;
  • Les coupes de cheveux des footballeurs ;
  • Ce qu’il y a en couverture de Paris-Match ;
  • Quel acteur couche avec quelle chanteuse, tu sais bien l’ex du présentateur de télévision ;
  • Ce que Marcel Sel publie sur les internets ;
  • Ce qui fait le buzz/clash sur les plateaux de télévision surtout les germanopratins ;

Il va de soi que cette liste est un échantillon qui n’a pas la prétention d’être exhaustif.

Que vais-je faire de ce temps libéré-délivré ? Je compte le consacrer à atténuer quelques circonstances, à freiner des quatre fers la marche de l’époque vers un remake des heures-les-plus-sombres et tant que j’y suis, si je peux refroidir la planète d’un demi-degré… C’est ambitieux, mais au moins je me suis sorti les pouces.

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