Pénurie mondiale d’indulgence

à propos de ce petit covidorama qui nous dicte notre vie actuellement et sans transition :

Pendant la deuxième guerre mondiale, la RAF avait besoin de former des pilotes de combat bien et vite pour remplacer ceux qui ne rentraient pas de leurs missions.

pilote Royal Air Force
crédit Julius Jaaskelainen cc/by/2.0

On leur donnait une série d’instruction à suivre en cas de combat aérien. Cette liste d’instruction commençait par :

First don’t panic.

Autrement dit : ne laisse pas la panique prendre le manche. Keep cool under pressure. Fais de ton mieux et le ciel t’aidera.

En ce moment, on a tous un peu le cerveau rongé qui détourne nos pensées et pas vers Cuba. Sur les écrans et dans la vie réelle, le stress de ces mois exige son tribut. L’indulgence est devenue aussi rare que l’humour bon enfant sur Twitter.

Est-ce que dans cette période dissonante on n’accorderait pas tous nos violons en indulgent majeur ? Si on décidait d’être plus compréhensifs les uns envers les autres ? Ca nous permettrait de traverser cette période à durée indéterminée plus facilement.

Nous sommes plusieurs milliards à faire face à un virus, nous ne sommes pas plusieurs milliards à savoir comment faire. Nous ne vivons pas tous les deuxièmes vagues simultanément. Nous pouvons être plusieurs milliards à pratiquer le First Don’t Panic. Nous pouvons nous dire que cracher une flamme de dragon sur une opinion Facebook ne nous rendra pas 2020. Nous pouvons faire un effort pour décider d’être aussi indulgents que possible les uns avec les autres.

Parce que tout le monde fait de son mieux. Tout le monde, du premier ministre à l’infirmière, du « je ne sais pas ce que ça vaut mais je republie » aux virologues dans leurs laboratoires en train de nous trouver le traitement ou le vaccin qui nous rendra la sensation du vent sur des joues enfin sans masque.

My two cents

Samusocial tu perds ton sang froid

Samusocial tu perds ton sang froid

(J’espère que Bernie Bonvoisin n’a rien contre les pastiches)

Tu bosses à la ville où ton siège est mayoral,
Tu masques ton visage à la une du journal,
Tu ne descends jamais dans les couloirs du métro,
Les gens te disent pourtant de faire un pas de côté
Tu voudrais dialoguer avec Elio ou Paul,
Impossible d’y aller sans ton gilet pare-balle.
Tu voudrais fermer les yeux de la justice
Impossible de faire un procès-verbal.

Samusocial, tu perds ton sang froid.
Repense à qui tu rend service.
Samusocial, bientot vingt années de services,
Enfin l’argent perdu qu’on ne rattrape plus.

Gêner le parti est devenu ton passe-temps.
En les éclaboussant, tu deviens gênant.
Dans ce désespoir, il reste un peu d’espoir
Celui de voir le piétonnier sans clochard
Mais cesse de faire le point, serre plutôt les poings,
Mais prend ta retraite, ta conduite est imparfaite
Regarde partout on n’est plus la, t’es tout seul
Ceux qui t’enviaient, aujourd’hui te jugeraient.

Tu bosses à la ville où ton siège est mayoral,
Tu masques ton visage à la une du journal,
Tu ne descends jamais dans les couloirs du metro,
Les gens te disent pourtant de faire un pas de côté
Tu voudrais dialoguer avec Elio ou Paul,
Impossible d’y aller sans ton gilet pare-balle.
Tu voudrais fermer les yeux de la justice
Impossible de faire un procès-verbal.
Samusocial, samusocial, samusocial, samusocial

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