Cher Eric Zemmour,


à l’occasion de votre passage à la librairie Filigranes j’ai parcouru un de vos ouvrages. J’avais été étonné par l’absence de toute référence bibliographique.

C’est peut-être cet élément à l’esprit qui a attiré mon attention quand vous avez attribué à François-René de Chateaubriand la phrase « Chassez le christianisme et vous aurez
l’islam ».

Cette citation est largement reprise par les sites qui partagent et propage des idées extrêmement proches des vôtres. Dans quel ouvrage, à quel occasion Chateaubriand a -t- il produit cette phrase ? Impossible de le savoir.

Je vous ai accordé le bénéfice du doute et puis… j’ai contacté un chercheur italien qui a consacré une thèse à Chateaubriand (je ne cite pas son nom pour ne pas le mettre dans l’embarras, ses initiales sont P.G.).

Je le cite :

Après vérification, j’ai constaté que cette phrase (prise littéralement) n’apparait dans aucun texte de Chateaubriand.

  • Si la citation de Chateaubriand n’emploie pas ses mots exacts, quels sont-ils ses mots exacts ? Dans quel ouvrage puis-je les lire ?
  • Si vous avez attribué une citation à Chateaubriand pour que son prestige aide vos opinions, l’avez-vous fait avec d’autres auteurs

Je ne doute pas que je recevrai de votre part une réponse prompte et je vous en remercie déjà.

Salutations,

P.S. Je publie ce message sur mon blog

Adrénaline Adieu

J'étais bien sur le vélo et j'avais les jambes. L'erreur ce serait de faire le tour de trop.
Fini les bons de sortie automatiques. Je crains une fringale.

Je me suis longtemps appuyé sur l’adrénaline de la deadline pour écrire de la fiction. J’ai fait une bonne partie de mes fictions en contre-la-montre. Grand Darjeeling Hotel : c’était un épisode tous les dix jours. Pluviôse 217 c’était carrément un épisode par jour. Pour mes nanowrimo (Ford Capri c’est fini, Comment la fin de la Belgique n’a pas eu lieu et deux autres actuellement sans titre) c’était l’excitation du sprint massif. Tous ensemble vers les 50 000 mots et au-delà. Projet Bradbury : 52 nouvelles en 52 semaines. Ce qu’on va appeler pudiquement « le Bataclan » a interrompu le projet Bradbury. Je croyais, je voulais le reprendre. Ça ne va pas être possible comme je voulais.

Là maintenant, je dois constater que ce n’est plus en me plantant une intraveineuse d’adrénaline dans la carotide que je vais venir à bout d’une fiction. Je vais devoir trouver cette force dans un endroit beaucoup plus intéressant : moi-même. Comment ? Je n’en ai aucune idée mais je sens que ça va être intéressant.