Hasta la philosophy, baby!

Ca devait arriver. A force de traîner sur des blogs avec des mots de plus de deux syllabes, j’ai échafaudé une petite théorie philosophique. Elle a un avantage, elle est pré-emballée, livrée en tranchettes et facile de comprenure.

La philosophie Terminator va surtout devoir se battre contre l’image du républicain en cuir, lunettes noires et bottes de moto qui l’incarne. Parce que sinon…

Supposons que j’aie été transporté depuis une époque éloignée vers celle-ci, nanti d’une mission dont dépend la survie de l’humanité. Manque de bol, un bug dans le soft a effacé le fichier qui contient cette mission dans ma mémoire cybernétique.

Il ne me reste plus qu’à faire ce qui me paraît bien. Qu’à vaporiser autour de moi des rafales de random acts of kindness avec l’espoir qu’un de mes projectiles atteigne sa cible.

P.S. : Sarah Connor?

7h du mat, j'ai des frissons…

Qui c'est? C'est l'huissieeer

Pour le bénéfice de ceux d’entre vous qui paient toutes leurs factures dans les délais (ou à la rigueur dès le premier rappel), qui ne dépassent jamais les limitations de vitesse et qui n’enfreignent jamais aucune loi, voici comment se passe une remise de pro justitia:

7h35: le coup de sonnette le plus bref qu’il m’ait été donné d’entendre. Ma ménagère de l’est serait-elle en avance? A -t- elle changé de façon de sonner? J’active l’ouvre-porte, et j’ouvre la mienne.

Sur le trottoir un grand garçon blond et peu bavard, un chouia sur la défensive, tient une plaquette, une liasse de feuilles, une enveloppe et un bic.

Moi (un peu flou, il est 7h35…): « Bonjour… »

Lui : …

Le messager gribouille quelque chose sur un papier, le glisse dans une enveloppe et la jette sur les premières marches de l’escalier…

Moi: « ???? »

Lui : …

Toujours aussi loquace, mon visiteur du matin referme l’huis et se casse.

Il ne me reste plus qu’à ramasser l’enveloppe, à y lire Pro Justitia et *soupir de soulagement* à lire sur l’enveloppe le nom d’un ex-locataire toujours domicilié ici avec qui la maréchaussée tente régulièrement d’entrer en contact. Et c’est généralement moi qui me prend par la main pour leur répondre, que non , monsieur A. A. n’habite plus au numéro qu’ils ont demandé…