Script Frenzy : comment gagner et perdre en même temps.

script frenzy 2007

J’ai gagné le script frenzy. J’ai perdu le script frenzy. J’ai gagné le script frenzy. Récapitulons :

script frenzy 2007

J’ai gagné le script frenzy, parce que j’ai produit une continuité dialoguée, formattée comme un scénario, avec des personnages, un début, un milieu, une fin, tout le toutim. J’ai pondu les 20 000 mots réglementaires entre le 1er juin 2007 à 00:00 et le 30 juin 2007 à 23:59. Un peu comme prévu, la première page a été une des dernières rédigées et je suis en train de me dire que c’est une des meilleures. Le thème a été tricoté là où faire se pouvait. La fin est à peu près évidente, surprenante et spectaculaire.

script frenzy 2007

J’ai perdu le script frenzy : je n’ai pas connu les mêmes deux heures de transe littéraire quotidiennes qui m’avaient tellement marqué pendant le nanowrimo. Et en fin d’aventures, je ne suis pas dans la même quatrième dimension. J’ai perdu le script frenzy parce que je ne suis pas enthousiasmé par le résultat. Parce

script frenzy 2007

J’ai gagné le script frenzy parce que j’ai appris de mes erreurs (si un échec c’est une erreur dont on ne tire pas les leçons, quel est le nom qu’on pourrait donner à une erreur dont on tire les leçons. ?). J’ai gagné le script frenzy parce que j’ai appris des choses sur l’art du screenwriting. Même pas assez essoufflé à mon goût, je ne peux que dire, fidèle à la tradition des arrivées cyclistes : “je ferai mieux la prochaine fois”.

Les chroniques du Script Frenzy, deuxième partie.

source : http://farm1.static.flickr.com/6/6218830_9673cb3a3c
Script Frenzy, shit I am still in Script Frenzy. Chaque fois que je me réveille, je crois me réveiller face au clavier, dans la jungle hostile d’un script touffu. Mais je me réveille et il n’y a pas de clavier dans la pièce. J’ai à peine à qui parler du divorce entre moi et le besoin de sommeil. Quand je suis loin du clavier, je culpabilise et quand je suis face au clavier, tout ce que je vois me fais penser à une jungle touffue. Je suis ici depuis 21 jours maintenant… attendant que cette mission se finisse. Chaque minute que je passe à travailler sur ce script est un combat. Chaque minute que les personnages passent à devenir autonomes est une minute qui les rend plus forts. Chaque fois que je regarde le retard que je prend sur le rythme idéal, j’ai l’impression que les murs se rapprochent. Vivement qu’on entende « This is the End ».

EDIT : un saut créatif plus tard, les troupes de choc volent de victoire en victoire et en tendant l’oreille on pourrait bien entendre un peu de Wagner héliporté.

Les chroniques du Script Frenzy, part One.

Autant pour le nanowrimo, j’étais dans le stress et ça s’est bien passé, autant cette fois-ci pour le script frenzy, je n’arrive pas à être stressé et je rencontre des noeuds dramatiques.

Les différences : je ponds au MacBook dans le Klippan avec Scrivener et avec la télé en fond sonore, là où j’ai fait le Nanowrimo dans OpenOffice et avec la playlist magique à fond de casque. Je le sens mieux comme ça, ne cherchez pas à comprendre…

Quelques observations en vrac sur ce défi littéraire qui n’arrive même pas à ouvrir mon robinet à adrénaline :

  • Premier « noeud dramatique » dénoué. Il « suffisait » de déplacer des éléments dans la structure pour que l’édifice soit tout d’un coup beaucoup mieux équilibré. Et hop ! Pour la suite, la structure a l’air d’être sur les rails. Mais c’est tellement espiègle ces petites choses là…
  • Juin à la place de novembre ? L’expérience ? Toujours est-il que je me sens moins dans l’état de transe littéraire semi-permanent de novembre et que l’idée de pondre 20 000 mots en un mois ne me stresse pas. Mais comme il paraît que pondre 50 000 ou 20 000 mots en un mois n’est, je cite, pas impressionnant, who cares ?
  • Combien de mots ? Là on est le 5 tard au soir, mais le 5 quand même et j’en suis à 4313 mots soit un rythme de 862 par jours. Le rythme pour pondre 20 000 mots en un mois est de 667 mots par jour. Pour la suite, je vais carrément viser un rythme d’au moins 800 mots par jour et un bloggage électoral from Da Big House, une fête d’anniversaire, un tsunami qui recouvrirait la basilique de Koekelberg ou un épisode de Grand Darjeeling Hotel ne seront pas considérés comme des excuses valables.
  • La prochaine fois, j’essaierai d’avoir plusieurs idées de scripts possibles, pour pouvoir me donner le luxe de choisir. Parce que celle que j’ai décidé de suivre consiste à emprunter des personnages célèbres à un auteur mort et à leur faire vivre des trucs à un âge auquel on ne les connaît pas. La prochaine fois, au lieu de modèles d’occasion, je m’offrirai du neuf. Y a trop de pièces à remplacer ou carrément ajouter sur les modèles d’occasion. Mais ça prend forme.
  • La structure prévue se modifie au fur et à mesure que l’écriture avance. Bon signe.
  • Les dialogues me paraissent jusqu’ici un peu plats mais ce n’est pas grave : it’s only a draft, it’s only a draft, its only a draft…

Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau point de la situation aux alentours de la mi-course…

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